Histoire de DomSequa

Le nom

DomSequa assemble deux racines latines. Dom, de dominus — le maître, le propriétaire ; la racine de « domaine » et de « dominion », l'autorité que l'on exerce sur ce qui nous appartient. Et Sequa, de sequens, participe présent de sequi, suivre — celui qui vient après ; la racine de « séquence », de « suite » et de « conséquence ».

Le nom porte le sens à dessein : un dominus ne le reste jamais indéfiniment — un bien change de mains, tôt ou tard. DomSequa, c'est littéralement « le prochain propriétaire » : le suivi d'un bien n'a pas vocation à s'arrêter à une personne, il doit pouvoir se transmettre avec le bien lui-même, d'un dominus au suivant.

Le constat de départ

Un bien immobilier traverse des années, parfois des décennies, de factures, de diagnostics, de travaux, de petits et grands entretiens. Cette histoire existe bel et bien : elle est dans des tiroirs, des boîtes mail, des classeurs, la mémoire d'un propriétaire — mais presque jamais réunie au même endroit, ni valorisée avant le jour où il faut vendre. Résultat : au moment de la revente, cette preuve de bon entretien est reconstituée dans l'urgence, quand elle n'est pas tout simplement perdue.

Ce constat n'est plus seulement le nôtre : depuis le 1er janvier 2023, la loi Climat et Résilience impose un carnet d'information du logement (CIL) pour tout logement neuf ou rénové avec un impact énergétique significatif — un carnet qui centralise exactement ce que DomSequa organise déjà. Le format reste libre, mais l'obligation, elle, est réelle.

Le parti pris

DomSequa part de l'idée qu'un bien mérite d'être accompagné en continu, pas seulement au moment de la transaction. Que le suivi documentaire devrait être aussi simple que de transférer un email à une adresse dédiée. Et que le sérieux avec lequel un bien est entretenu devrait pouvoir se démontrer à tout moment, pas seulement se raconter le jour de la vente.

Où en est le projet

DomSequa est en bêta : le produit fonctionne, il n'est pas encore commercialisé. Il se construit avec ses premiers utilisateurs, et l'essentiel de ce qui a été corrigé jusqu'ici l'a été parce que quelqu'un s'en est servi pour de vrai.

Ce qui fonctionne aujourd'hui :

  • Un dossier qui se remplit sans saisie — chaque bien a sa propre adresse email ; les documents qu'on y envoie sont lus, classés et datés automatiquement, et chaque information extraite reste modifiable.
  • Deux scores qui ne montent pas de la même façon — celui de l'entretien dépend de l'état réel du bien et ne monte qu'avec des travaux ; celui du suivi ne juge que le dossier, et monte gratuitement, en déposant ce qu'on possède déjà. Le premier se mérite, le second se remplit.
  • Les données publiques, réunies autour du bien — ventes comparables, diagnostics énergétiques, risques naturels, équipements alentour (d'où elles viennent).
  • Le dossier de vente — les pièces obligatoires manquantes sont signalées en continu, et le jour venu un rapport PDF ou un lien de partage en lecture seule part chez le notaire ou l'acquéreur.
  • Et la transmission, qui est la raison du nom : le dossier ne s'arrête pas à son propriétaire. Le suivant peut en reprendre l'historique sur présentation de son acte, au lieu de repartir d'une page blanche.

La marque a été déposée à l'INPI le 14 septembre 2026. La suite viendra dans le même ordre : d'abord ce qui manque à un propriétaire pour tenir son bien — un plan d'entretien qui anticipe composant par composant, un score énergétique adossé aux consommations réelles — puis seulement ce qui se voit de loin.